Description
Tu crois que les plus grands classiques de la littérature spatiale ont été écrits par des scientifiques la tête dans les étoiles ? Pose ton verre. Le monument de la science-fiction moderne est le résultat d’un détournement de fonds journalistique, saupoudré d’une grosse consommation de psychotropes.
En 1957, Frank Herbert est un journaliste fauché. Un magazine l’envoie dans l’Oregon pour écrire un reportage sur la manière dont le gouvernement américain tente de stopper l’avancée des dunes de sable en y plantant de l’herbe. Une commande d’un ennui mortel.
Mais sur place, Herbert fait une fixette absolue sur l’écologie du désert. Au lieu de faire son travail, il commence à imaginer un monde où l’eau serait la ressource ultime. Fortement inspiré par cette révélation (et par sa consommation expérimentale de champignons hallucinogènes qui lui donnera l’idée de « l’Épice »), il arnaque son journal et abandonne son article. Il s’isole et passe les cinq années suivantes à bâtir l’univers de Dune.
Quand le manuscrit est enfin prêt, c’est la douche froide. Pas moins de 20 éditeurs d’affilée lui claquent la porte au nez. C’est finalement Sterling Lanier, un éditeur travaillant chez Chilton Books — une modeste boîte connue exclusivement pour imprimer des notices de vidange et des manuels pour garagistes — qui prendra le risque financier de le publier.
La morale de ce braquage ? Ce livre « invendable », sorti de nulle part, s’est écoulé à plus de 20 millions d’exemplaires pour devenir le roman de science-fiction le plus lu au monde. L’œuvre ultime de la pop-culture a vu le jour entre un manuel de carburateur et un trip sous acide.
Accès Direct
▪️ Oeuvre : « Dune »
▪️ Artiste : Frank Herbert
▪️ Localisation : États-Unis (1965)
▪️ Lire le livre (lien en bio)