Description
Ithell Colquhoun arrive dans le surréalisme avec tout ce qu’il faut pour plaire : des rêves, des corps étranges, des paysages qui glissent vers le désir. Puis elle ajoute quelque chose de beaucoup moins pratique pour les clubs d’hommes : une vraie foi dans la magie.
En 1938, elle peint Scylla à partir d’un reflet dans son bain. Ses genoux deviennent des rochers, l’eau devient mythologie, le corps devient piège pour marins. Un autoportrait érotique qui ressemble à un paysage sage. Très poli, jusqu’au moment où l’on comprend ce qu’on regarde.
Un an après avoir rejoint les surréalistes britanniques, Colquhoun est expulsée parce qu’elle refuse de lâcher l’occultisme. Mauvais calcul de leur part. C’est justement là que son œuvre devient fascinante : elle ne peint pas la magie comme un accessoire, elle l’utilise comme une intelligence secrète.
Accès direct
Artiste : Ithell Colquhoun
Œuvre principale : Scylla, 1938
Collection : Tate
Portrait : Man Ray, vers 1932, Centre Pompidou
Sources : Tate, Centre Pompidou, Art Basel